
Publié en fin d’année 2007, In Rainbows aura illuminé l’année 2008 de tous ses feux. Radiohead, non content d’avoir survolé la précédente décennie, s’est attaqué à la présente avec génie et classe. Mais il n’est pas le seul groupe à mériter ces compliments. Moins prolifiques mais tout aussi impressionnants, leurs voisins de Bristol, Portishead, ont aussi sorti dans la foulée un album presque inclassable, Third, laissant derrière lui le trip hop nostalgique et brumeux pour s’ouvrir aux expérimentations et gagner en altitude. Et quand ces deux entités artistiques indépendantes et rebelles, au sommet de leur art et de leur maturité, se permettent un petit rapprochement, c’est la cour des miracles. Les exemples d’hommages rendus entre les uns et les autres sont nombreux, et l’un des derniers en date, cette reprise intime du monumental The Rip, dénudé et humain, sans sa magnifique fin à la Krautrock, certes, puisque simplement composé d’une voix et de deux guitares sèches.

3 commentaires
13 janvier 2009 à 23:03
“L’effet le plus essentiel de l’élégance est de cacher les moyens”,un bien bel hommage en toute simplicité.
13 janvier 2009 à 23:12
“[…]simplement composé d’une voix et de deux guitares sèches.”
Et d’un Mac pour faire métronome !!!
13 janvier 2009 à 23:30
Oui, c’est vrai que dépouillé comme ça, la chanson garde toute ses qualités, et c’est à ça qu’on reconnaît une chanson réussie, une composition hors du commun. Bon, l’interprétation de Thom Yorke y est un peu pour quelque chose aussi.