
Tout ça me rappelle une soirée au Bataclan, il y a quoi… 13 ans ? En première partie, The Verve giflait puissamment le public, dont je faisais partie, qui était venu en masse pour Oasis. C’était l’époque Supersonic. Mais la tête d’affiche, on en a déjà parlé il y a quelques jours. Quelques excellents singles et bons albums plus tard, la première partie revient elle aussi.
The Verve. Un groupe timide et planant organisé autour d’une tête à claque, un prolo têtu et arrogant, comme seule l’Angleterre est capable d’en accoucher. Richard Ashcroft. Comme les Gallagher d’un côté, Ashcroft a malmené son navire, qui, forcément, a pris l’eau à un moment. A tort considérés comme le groupe d’un seul single, Bitter Sweet Symphony (tiré de The Last Time des Rolling Stones), les quatre gars de The Verve forment au contraire un combo que l’émulation interne porte aux sommets. Leur second album, A Northern Soul, est un désastre commercial, mais aussi un chef d’œuvre de rock anglais sous ecstasy, la porte d’entrée du monde artistique du groupe. Le suivant, Urban Hymns, laisse entrevoir le début de l’omnipotence d’Ashcroft. Et les pépites que renferme cet album (Drugs don’t work, notamment) n’iront pas contredire son pouvoir. Les tensions éclatent, Ashcroft continue seul sa route. Bien seul d’ailleurs. Ses albums tournent en rond. Le groupe manque à son pouvoir créatif.
Neuf ans plus tard, le groupe se reforme. Les quatre musiciens du line-up original se retrouvent fin juin 2007 dans un studio londonien pour l’enregistrement d’un nouvel album. Une page MySpace est créée le 24 juin. Ils annoncent quelques dates au Royaume-Uni qui finissent sold-out. Leur réunion est un triomphe. Ils font découvrir au public une nouvelle chanson, Sit and Wonder. Avril 2008 : ils partent en tournée aux US, et interprètent un autre extrait de leur nouvel album, Love is noise. Leur nouvel album Forth, sorti fin août dernier, est une réussite que je vous conseille vivement. Vous trouverez le single en vidéo ici. Ci-dessous, c’est cadeau, un morceau qui me replonge avec un certain plaisir nostalgique dans mes belles et insouciantes années.
The Verve – Numbness

7 commentaires
4 septembre 2008 à 22:18
Comment ne pas ressentir de sensations !!! Cette voix (certainement une des plus belles) puis cette basse, oh oui la basse à la the verve qui a souvent inspiré un pauvre joueur de basse au fond de sa petite chambre de 9m2, ça fait du bien d’ entendre ça ici et de lire cette critique très réaliste. Je vais de ce pas chez mon disquaire, puis m’ acheter un paquet de lucky et savourer le tout sur une ile “du côté de Sarron”
Parce que APRES TOUT, c’était peut être ça “le bon temps !”
5 septembre 2008 à 08:40
tu vas pas te remettre à fumer quand même ?
après tous ces kilomètres parcourus, tout ce bitume avalé…
repenches-toi plutôt là-dessus :
http://dorian.fr.free.fr/stupido.htm
5 septembre 2008 à 19:09
c’est une histoire locale ça !
5 septembre 2008 à 21:46
Boubs t’ es démasqué !!! quant à koko, bien analysé c’ est en effet une histoire de local.
5 septembre 2008 à 21:53
C’ est quand même fou comme ce morceau me fait penser à dorian.Je suis désolé, mais c’ est vraiment ce que j’ ai ressenti à la 1ère écoute. Merci The Verve et merci Boubs si c’ est vraiment toi…
6 septembre 2008 à 00:16
hé le one finger touch band, on se calme !?
8 septembre 2008 à 11:14
ça rappelle des bons souvenirs quand même, hein les gars ?
http://dorian.fr.free.fr/audio.htm