Déjà une année. Une année de filée. 12 mois, 52 semaines, 365 jours. Et presque autant de délires. Cette année est passée à une vitesse folle. Chacun y va de son constat, le plus souvent amer, il faut bien l’avouer. Loin d’être Sarkozyste moi-même, je dois reconnaître que la tâche était ardue. La France est une vieille dame capricieuse. Et annoncer tout sourire vouloir la bousculer était un peu présomptueux, avouons-le. Mais démarrer de si haut pour finir aussi bas une petite année plus tard, c’est franchement la loose. Il a dû manquer un peu d’humilité quelque part, un peu de travail aussi certainement. On ne peut pas être au four et au moulin.

Bien entendu, on peut estimer (à tort) que son agitation multi-directionnelle, qui d’après moi tient plus de la girouette que du sens des affaires, est, et restera, ce qu’il y a eu de meilleur dans la fonction présidentielle depuis bien longtemps, qu’on avait jamais eu de président si énergétique, comme dirait Tony Blair, et que tout ce speed a dépoussiéré le job. Soit. Mais dans le fond ? Comparons les réformes Sarkozy avec celles des autres présidents durant leur première année de mandat. Merci Rue 89. On voit bien que c’est pas la panacée.

Je ne vais pas énumérer la foulitude d’avatars survenus depuis, la quantité de maladresses, la somme des paroles et actes restés en travers d’une bonne partie de l’électorat Sarkozy d’il y a un an. Certains doivent s’en mordre les doigts. Il est d’ailleurs très probable qu’on se mordrait aussi les doigts s’il n’avait pas été élu. Mais c’est un autre débat. Là n’est pas l’essentiel du bilan, si tant est qu’on en fasse un. Il est seulement quelques aspects que je ne me sens pas d’éviter : l’environnement, le social, les droits de l’homme. Alors que l’époque aurait dû laisser entrevoir le renouveau d’une France rayonnante de par le monde, avec à sa tête un chef d’état d’envergure, un orateur intègre et lumineux, un ambassadeur des valeurs qui ont fondée notre nation mais qu’on a déjà oubliées… blasés, soudoyés et corrompus que nous sommes. Le Grenelle de l’Environnement, les OGM ? Une farce à laquelle je m’en veux toujours d’avoir cru (télécharger ici le dossier explosif de Greenpeace). Le bouclier fiscal, les retraites, le pouvoir d’achat ? Une farce qui aura ET creusé davantage des caisses déjà vides ET tourné court pour les plus démunis. La dignité humaine ? Je ne sais même plus ce que ces termes signifient. Lybie, Tchad, USA, Tibet, Chine, Tunisie… autant de camouflets imposés par ce putain d’appétit vorace de VRP. Et je n’aborderai pas les dimensions humaines et comportementales totalement inadaptées à la fonction. Ni l’entourage (le fils arriviste, la femme qui se vend nue aux enchères et qui sort un disque, l’ex-femme contractuellement retenue et médiatiquement libérée, les amis bien placés… ), ni les paroles, à l’image d’une pensée courte (Le Guilvinec, le Salon de l’Agriculture…) n’élèveront le débat. Consternant.