
Retour sur un des plus beaux films de ce début d’année : Into The Wild, du remarquable engagé Sean Penn. Synopsis : Tout juste diplômé de l’université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l’existence confortable et sans surprise qui l’attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui. Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres. Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s’aventurant seul dans les étendues sauvages de l’Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.
Si vous avez l’intention d’aller voir ce film, sautez ce chapitre. Christopher McCandless, dit Alexander Supertramp, a réellement vécu. Son histoire a même inspiré le livre Voyage au bout de la solitude écrit par le journaliste américain Jon Krakauer et sur lequel Sean Penn s’est basé pour réalisé Into The Wild. Dans le livre est décrite la personnalité complexe du jeune aventurier, à la fois sociable et solitaire, qui, après avoir obtenu son diplôme universitaire en 1990, quitte sa famille et sa région pour une gigantesque aventure solitaire. Il sillonne les régions les plus sauvages de l’Amérique mais son périple s’achève de manière dramatique. Christopher McCandless meurt d’empoisonnement, de malnutrition et surtout de solitude en Alaska le 6 septembre 1992. Quelques heures plus tard, son corps est retrouvé par deux chasseurs.
Si vous n’avez pas l’intention d’aller voir ce film, que puis-je ajouter, si ce n’est mentionner la magistrale interprétation du jeune Emile Hirsch et parler un peu de la BO ? Eddie Vedder, leader du groupe Pearl Jam, a été récompensé pour la bande originale du film, merveilleuse, authentique et très illustrative. Il a décroché le Golden Globe 2008 de la Meilleure Chanson de Film. Que voici :
Eddie Vedder : Into The Wild – Hard Sun

Un commentaire
18 février 2008 à 12:53
Grosses bouboules à la fin du film pour ma part (ça et la fin de “Six Feet Under”, c’est pas joyeux tout ça, mais tellement beau).
Merci pour les références du bouquin, nous avions l’intention de nous le procurer.