8 octobre 2007...00:00

Un assassin peu glorieux

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Fin du 19e siècle. Etats-Unis d’Amérique. Les frères James et leur gang écument les recoins du territoire pour y commettre leurs méfaits. Banques, trains, commerces, tout y passe, pourvu qu’il y ait un magot à la clé. Jesse, le cadet, endosse étrangement l’habit d’un Robin des Bois local. La population l’adule. Mais tout dépend du point de vue. Certains ne le voient pas du même œil.

Et c’est là toute la problématique de ce film magnifique. On ne dévoilera pas le scénario, car il faut vraiment aller voir ce film. Même si le titre en dit trop, même si on sait dès le départ qui va mourir, et de la main de qui de surcroît, on ne sait pas comment ni pourquoi. Et c’est ce pourquoi qui va nous entraîner les 2h40 que dure cette épopée. Bien entendu, le charisme de Brad Pitt y est pour beaucoup. Bien sûr, le fascinant Casey Affleck (remarqué dans Gerry de Gus Van Sant) porte lui aussi le film sur ses maigres épaules. Mais le savoir-faire et l’excellence d’Andrew Dominik, le réalisateur (Chopper, déjà un film sur un criminel), nous transporte et nous laisse au final assez dubitatif. L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est un film centré sur Robert Ford, ce jeune, sensible et frêle Bob, un garçon élevé aux histoires de héros, grandi et plongé dans le vrai monde de l’époque peu être un peu trop vite, complètement absorbé par son idole et mentor, au point d’en perdre la tête et de déchaîner les passions.

Jesse James, le dernier grand malfrat de l’époque western finit donc ainsi. Beau, pathétique, bizarre, entêtant. Un film à la photographie magnifique et à la musique prenante (Nick Cave fait d’ailleurs une apparition remarquée à la fin). Une vraie réussite.

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