21 juin 2007

Sorti en petit nombre sur nos écrans mercredi dernier, le documentaire Kings of the World, de Valérie Mitteaux, Anna Pitoun et Rémi Rozié, questionne les Américains sur l’influence de leur pays dans le reste du monde.
D’après Flaubert, L’antiaméricanisme, c’est toujours primaire. Pour être antiaméricain, il faut déjà savoir ce qu’est l’Amérique. Comment détester les Américains quand on en connaît ou quand on se gave de Lynch ou des Strokes, et quand la culture américaine, du moins une partie, est partie intégrante sa propre culture personnelle ? Etre antiaméricain, c’est donc forcément être primaire (parti pris du documentaire). Mais ce n’est pas à ce motif qu’on doit se garder d’être critique, notamment envers cette idéologie libérale et ultra capitaliste où règne le chacun pour soi : L’Amérique, c’est le darwinisme social au pays du créationnisme.
Or, selon une jeune afro-américaine interviewée dans ce documentaire, L’Amérique est indissociable de sa rhétorique. L’histoire américaine, porteuse du fameux L’Amérique, aimez-la ou quittez-la - ça vous dit pas quelque chose, cette terrible manie un tantinet totalitaire qui prête des sentiments antinationaux aux voix qui s’élèvent ? - a toujours été blindée de discours identitaires.
Il est urgent de visionner cet excellent documentaire, réalisé à l’automne 2004, en pleine bataille Bush/Kerry pour les présidentielles, par deux journalistes et une juriste, lors d’une balade dans l’Ouest, de Los Angeles à Las Vegas. Alors accrochez-vous. Le capitalisme, ce n’est pas une idéologie, c’est la vérité. La foi est la preuve des choses invisibles. Bande annonce :
21 juin 2007 at 15:37
ce doc passe pas dans beaucoup de cinémas surtout en provinec il va falloir attendre encore perpette pour voir ce genre de docs !
24 juin 2007 at 12:17
C’est un peu toujours le cas des productions intéressantes malheureusement. On appelle ça l’exception culturelle française. Un seul mk2 parisien le diffuse encore aujourd’hui. Mais suite à ce documentaire, je suis tout de même relativement heureux d’être français.