Communiqué de presse : La quatrième édition de ” La Nuit des musées ” aura lieu, en France et en Europe, le samedi 17 mai 2008. Créée en 2005 par le ministère de la Culture et de la Communication, la “Nuit des musées” a connu en 2007 une affluence estimée à 1,3 million de visiteurs dans les 956 musées français, et des résultats similaires ont été constatés dans les 960 musées des 41 autres pays d’Europe participants. Manifestation conviviale et gratuite, la “Nuit des musées” a pour but d’attirer de nouveaux publics à travers des programmations conçues pour l’événement : mises en lumière, performances musicales, théâtrales et littéraires, créations inédites, éphémères et contemporaines, qui dialoguent, le temps d’une nuit, avec les collections permanentes. Pour les familles et les enfants, pour les flâneurs et les habitués, pour les amoureux et les groupes d’amis, pour les jeunes et les moins jeunes, la “Nuit des musées” est une occasion unique de se rendre d’un musée à l’autre sans la contrainte de l’heure. A la veille de la présidence française de l’Union européenne, la manifestation réunit à nouveau les musées participants de la grande Europe, et pour cette nouvelle édition, elle accueille la première participation des régions de l’Ecosse et de l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni ainsi que celle de la ville de Copenhague. Une plus forte implication est également constatée en Belgique, en Serbie et dans des villes comme Barcelone et Bucarest ainsi que la mobilisation toujours aussi importante des régions italiennes : Marche, Piémont, Sardaigne, Sicile, Toscane, Vénétie et des musées de Bratislava, Brno, Cracovie, Varsovie, Zagreb, Riga.

Le site internet, pratique pour savoir si il se passe quelque chose à côté de chez vous. Et le spot :

C’est avec surprise que je lis aujourd’hui que le texte sur les OGM a été rejeté à l’Assemblée Nationale. La majorité aurait-elle déserté les rangs ? C’est bien ce qu’il y parait. Une simple motion de procédure, soutenue par un communiste de surcroît, a fait capoter l’affaire pourtant rondement menée par le PDG et toutes ses troupes, Borloo et NKM en tête. Et ce en dépit de l’avis des 9 (WWF, Greenpeace, Les Amis de la Terre, Ecologie Sans Frontière, la Ligue de Protection des Oiseaux, Réseau Action Climat, la Ligue Roc, la Fondation Nicolas Hulot et France Nature Environnement), initialement associés, à grands renforts de communication, au fameux Grenelle que le monde nous enviait.

La presse ironise donc ce matin sur cette majorité rebelle et dissipée, qui vote enfin en conscience et non plus en bon soldat du roi : “Baffe retentissante” “Monumental raté” “Revers symbolique”… les qualificatifs sont manifestement orientés contre le pouvoir en place, qui, le cul entre deux chaises et au milieu de la tourmente, avait concocté un texte mi-figue mi-raisin qui ne satisfesait personne (ni les pro, ni les antis, ni les lobbystes, ni les agriculteurs, ni les consommateurs…) et surtout ralliait tout le monde contre lui. Comment fédérer autour d’une non-définition du terme “Bio” ou “Sans OGM” ? A défaut de position claire, ménager la chèvre et le chou n’est pas toujours profitable. Il n’en reste pas moins que le spectacle offert par les parlementaires n’est pas glorieux, estiment plusieurs éditorialistes. Car si une majorité réelle de l’Assemblée était contre la loi sur les OGM, et qu’elle la rejette, il n’y aurait rien à dire, nous serions dans le fonctionnement normal de nos institutions, commente Jean Levallois dans La Presse de la Manche. Mais que, sur 577 députés, il ne s’en trouve que 271 dans l’hémicycle, pour un vote solennel sur une loi majeure, ce n’est pas acceptable. 20 minutes

Bref, il en est pour se réjouir de cette bérézina, dont votre cher Allant vers l’endroit. L’organisation apolitique Greenpeace s’est d’ailleurs fendue d’un communiqué à ce propos, via son directeur des campagnes Yannick Jadot. En attendant, la mobilisation continue et ça se passe notamment chez WWF.

Un post auquel je ne pouvais échapper, tant il allie musique et design graphique, deux passions… surtout quand j’ai vu le résultat. Capitol Music a entrepris de promouvoir le nouveau single du groupe Interpol, fétiche ici bas et amateurs d’animaux empaillés (n’est-ce pas mon Brissou), via la réalisation d’un clip en contactant Blip Boutique. Ils ont choisi le titre Rest my chemistry. C’est un bon choix, et de toute façon, tout est bon dans l’album.

Le brief était simple. Ne pas se prendre la tête avec les standards TV, faire une œuvre plutôt artistique qui vivrait d’elle-même et ferait parler d’elle, notamment sur le web. Blip boutique s’y est attelé avec brio, grâce notamment à l’élaboration de nouveaux programmes de conversion de données. Par ici le résumé et les détails de l’opération. Et voici le résultat. Alors, mission réussie ?

Rien à dire sur ce magnifique nouvel opus… si ce n’est de vous envoyer lire ce blog, ça m’évitera de paraphraser.

500 000 visites en une semaine. Le dernier clip de Justice, Stress, cartonne sur Dailymotion. Les images de jeunes de banlieue qui prennent d’assaut Paris et ses passants avant de foutre le feu à des bagnoles font tellement débat que le site a dû désactiver la fonction “commenter”. Les images de ce petit film de près de 7 minutes sont très violentes et sans morale apparente. La polémique était prévue attendue souhaitée prévisible.

Du clip à triple emploi : mode, musique et cinéma. Capuchonnée, une petite armée de jeunes d’origine maghrébine et africaine portent de gros blousons de cuir noir siglés de la croix noire du groupe. C’est d’ailleurs un des sujets de polémique essentiel : porter la croix comme effigie, comme d’autres ont pu le faire dans d’autres temps, mais aussi porter un tel message de violence par de là les territoires, et le faire porter par des acteurs, peut-on le présumer, de confession toute différente… rien n’est laissé au hasard dans ce genre de manœuvre commerciale pseudo-artisitique. Si l’insécurité était devenue un thème (très cher du Sarkozysme) un peu oublié ces derniers temps, nul doute que cette vidéo le remet au goût du jour. De là à parler de vidéo de propagande…

Pour info, le groupe a lancé au mois d’avril une ligne de vêtements dont la pièce phare est un blouson de cuir à 700 euros, vendu chez Colette, Surface to Air et Bon Marché. Nul doute que bon nombre d’écervelés va donc vouloir se le procurer après visionnage et buzz du clip. Mais le fric n’a pas d’odeur, si ? De là à y voir une stratégie marketing…

Une chose est certaine, Stress est le bon titre pour une telle vidéo. Elle aurait aussi pû s’appeler Hein ? ou encore Arnaque. Comme le disent des commentateurs : Plagiat vidéo d’Orange mécanique vs Ma 6T va craquer en mode promo de zonblous à 700 neurones pour bobos chicos ? C’est violent, gratuit, adrénaliné, mais d’où ça parle, camarades situationnistes ? De la provoc à deux balles pour effrayer le bourgeois, du clip des zidentitaires pour armer le françois ? Dangereux de mettre en scène les fachos de banlieues, sans version sous titrée pour les borgnes et les mal comprenants ! (…) Un clip dans le vent, réalisé par des gens dans le vent, mis en musique par des jeunes dans le vent, sur un thème lui aussi dans le vent. Une technique marketing usée, mais toujours efficace. Un bon coup (de plus) pour Pedro Winter qui sous ses airs de benêt a souvent le nez creux. Un clip polémique alors que la musique de Justice s’essouffle après l’effet de surprise du début. Ce n’est pas bien grave tout ça, ça va faire télécharger (et vendre) le morceau, ça va réhabiliter le blouson noir, enrichir Pedro, Colette et les autres, et donner des idées à H&M pour l’hiver prochain. Il n’est finalement pas si loin Guy Debord, tout ceci ne reste que du vent… Pour tout vous dire, j’ai même lu un truc énorme : un remake de Quand on arrive en ville du pauvre Daniel Balavoine remis au goût du jour… j’te jure… certains doivent s’écouter penser. Source : Rue 89

Les auteurs : A l’origine du clip, Romain Gavras, du collectif Kourtrajmé (Court Métrage en verlan), les petits jeunes parrainés par Vincent Cassel, à l’origine, notamment, du long métrage Sheitan et des clips de TTC. Voir le brûlot en HD.

Radiohead persiste et signe dans sa voie d’éclaireur de consciences. Conscience artistique, certes, mais aussi conscience politique. Énième avatar des “oxfordiens” jusqu-au-boutistes, un clip dénonciateur pour MTV Exit (End eXploitatIon and Trafficking) qui souligne le coût des choses engendré par nos habitudes consuméristes occidentales égoïstes. C’est tiré de leur déjà historique dernier album In Rainbows. Et ça s’appelle All I need.

Déjà une année. Une année de filée. 12 mois, 52 semaines, 365 jours. Et presque autant de délires. Cette année est passée à une vitesse folle. Chacun y va de son constat, le plus souvent amer, il faut bien l’avouer. Loin d’être Sarkozyste moi-même, je dois reconnaître que la tâche était ardue. La France est une vieille dame capricieuse. Et annoncer tout sourire vouloir la bousculer était un peu présomptueux, avouons-le. Mais démarrer de si haut pour finir aussi bas une petite année plus tard, c’est franchement la loose. Il a dû manquer un peu d’humilité quelque part, un peu de travail aussi certainement. On ne peut pas être au four et au moulin.

Bien entendu, on peut estimer (à tort) que son agitation multi-directionnelle, qui d’après moi tient plus de la girouette que du sens des affaires, est, et restera, ce qu’il y a eu de meilleur dans la fonction présidentielle depuis bien longtemps, qu’on avait jamais eu de président si énergétique, comme dirait Tony Blair, et que tout ce speed a dépoussiéré le job. Soit. Mais dans le fond ? Comparons les réformes Sarkozy avec celles des autres présidents durant leur première année de mandat. Merci Rue 89. On voit bien que c’est pas la panacée.

Je ne vais pas énumérer la foulitude d’avatars survenus depuis, la quantité de maladresses, la somme des paroles et actes restés en travers d’une bonne partie de l’électorat Sarkozy d’il y a un an. Certains doivent s’en mordre les doigts. Il est d’ailleurs très probable qu’on se mordrait aussi les doigts s’il n’avait pas été élu. Mais c’est un autre débat. Là n’est pas l’essentiel du bilan, si tant est qu’on en fasse un. Il est seulement quelques aspects que je ne me sens pas d’éviter : l’environnement, le social, les droits de l’homme. Alors que l’époque aurait dû laisser entrevoir le renouveau d’une France rayonnante de par le monde, avec à sa tête un chef d’état d’envergure, un orateur intègre et lumineux, un ambassadeur des valeurs qui ont fondée notre nation mais qu’on a déjà oubliées… blasés, soudoyés et corrompus que nous sommes. Le Grenelle de l’Environnement, les OGM ? Une farce à laquelle je m’en veux toujours d’avoir cru (télécharger ici le dossier explosif de Greenpeace). Le bouclier fiscal, les retraites, le pouvoir d’achat ? Une farce qui aura ET creusé davantage des caisses déjà vides ET tourné court pour les plus démunis. La dignité humaine ? Je ne sais même plus ce que ces termes signifient. Lybie, Tchad, USA, Tibet, Chine, Tunisie… autant de camouflets imposés par ce putain d’appétit vorace de VRP. Et je n’aborderai pas les dimensions humaines et comportementales totalement inadaptées à la fonction. Ni l’entourage (le fils arriviste, la femme qui se vend nue aux enchères et qui sort un disque, l’ex-femme contractuellement retenue et médiatiquement libérée, les amis bien placés… ), ni les paroles, à l’image d’une pensée courte (Le Guilvinec, le Salon de l’Agriculture…) n’élèveront le débat. Consternant.

Un retour sur la toile par la petite porte en vous ouvrant une fenêtre sur ces jours passés éloigné du clavier. Une chanson découverte il y a seulement quelques jours, grâce à un ami mélomane, et qui colle à la situation. Ca s’appelle Presume too much, et c’est le très bon et trop méconnu “bristolien” Conrad Lambert, alias Merz, qui nous l’offre. C’est tiré de son dernier album, Moi et mon camion, et je vous invite, si ce n’est déjà fait, à vous pencher sérieusement sur la discographie du bonhomme.

All I wanna say is if you disappoint me again, I may have to trade in this heart for something new. It’s been dismantled and it’s disabled and I’m disjointed, I’m disappointed. I don’t have the fainsted clue. cause I’ve been asleep upon my feet. And now I’m slipping on ice, I seek a way to set me free. As all I wanna say fades away, words hang heavy in the air, I’ve no strengh left to care…
Oh let the sun shine down, down upon me. Then I’ll have everything I need. And you think I’m being abrupt, you think this is rushed. Well, you’ve presumed too much…
How I take this is my problem, I don’t wanna be here anymore. I see a light on the exit door. And if I accept, well, it’s my choice, not to see you anymore. I see a light pour through the exit door as I walk…
And let
the sun shine down, down upon me. It gives me everything I need. And you think I’m being rushed, you think this is tough. Well, you’ve presumed too much, you’ve presumed too much…
So let the sun shine down, down upon me. Then I’ll have everything I need. And you think I’m being abrupt, you think this is tough. Well, you’ve presumed too much, you’ve presumed too much, presumed too much

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La honte. Même de loin, il fait mal aux yeux, notre PDG. Depuis son paradis à lui, son lieu de villégiature préféré, où son ex s’est réfugiée et va se remarier. Tant va la cruche à l’eau… Le très sérieux New-York Times s’offre un éditorial en forme d’avertissement (clique ici si t’es bling bilingue) pour notre boule à facette nationale. M. Sarkozy a été puni pour toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles (…) Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour arriver à l’Elysée, M. Sarkozy a démontré de curieuses notions sur comment se conduire une fois dans la place (…) Son divorce tumultueux et son remariage presque immédiat à une chanteuse mannequin glamour ont été quelques unes des initiatives les plus sensationnelles qui ont valu à Sarkozy la couverture de 252 magazines en 2007 (…) Mauvais jugements (…) Mettre fin abruptement à une interview avec CBS, qualifier son porte-parole d’imbécile (…) Sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main (…) Ces potins sensationnels ont été assortis de messages confus du gouvernement de M. Sarkozy, le président et ses conseillers souvent parlant et agissant en porte-à-faux avec les ministres (…) Avec de la chance, poursuit le New York Times, le camouflet des élections sera juste ce dont M. Sarkozy a besoin pour concentrer à nouveau son énergie illimitée sur ce qu’il a promis (…) M. Sarkozy est trop bouillonnant pour devenir un clone de ses pompeux et graves prédécesseurs mais lorsque la conduite d’un homme politique interfère avec sa mission, il est temps d’appliquer une dose de discipline. Bing. Source : liberation.fr

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